32 nouveaux projets d’unités de cogénération alimentées par la biomasse ont donc été retenus pour une puissance totale de 266 MW. Un nouvel appel à projet devrait être lancé dans la foulée. Les associations de protection de la nature s'inquiètent. Pour François Lefèvre, responsable Forêt à FNE, « même si les projets s’appuient sur des approvisionnements mesurés, cette approche n’est que théorique car il est impossible de maîtriser la récolte. De plus, la ressource est souvent promise plusieurs fois par les fournisseurs potentiels tant que les projets ne sont pas réalisés. ». Sur les 32 nouveaux projets, 19 s’approvisionnent uniquement en plaquettes et biomasse forestières et 6 utilisent les plaquettes forestières en complément d’une autre ressource. La demande en bois énergie va être ainsi fortement accrue avec les risques correspondants.
Pour FNE, de tels projets, dont l’ampleur pourrait dépasser le niveau
d’approvisionnement local, seraient un non sens alors que se développe le
programme « 1000 chaufferies bois pour le milieu rural » initié par la Fédération
Nationale des Communes Forestières.
Le FNE demande un moratoire sur ces grands programmes afin de se donner
le temps de faire le point sur la quantité de ressources réellement mobilisable
dans les territoires. Le respect du calendrier énergétique ne doit pas conduire
au gaspillage d'une ressource, certes, renouvelable mais épuisable.