L’industrie européenne du PVC a fait une avancée significative en faveur du développement durable

Alors que l’Industrie européenne du PVC arrive au terme de ses 10 ans d’engagement volontaire pour un développement durable et une maîtrise du produit, la période est propice pour passer en revue les succès de l’initiative Vinyl 2010.



L’industrie européenne du PVC englobe aujourd’hui plus de 21 000 sociétés qui emploient au bas mot un demi-million de personnes. A la fin de l’année dernière, et suite à la récession mondiale, l’augmentation régulière de la demande pour les produits PVC a faibli, comme pour la plupart des industries dans le monde. Même si le rapport qualité-prix inhérent aux produits PVC protège l’industrie des pires retombées de la récession, en Europe, la consommation a chuté à seulement 6 millions de tonnes environ, après avoir atteint un maximum de 6,5 en 2007.

Malgré le ralentissement actuel de l’économie, l’industrie du PVC est restée déterminée dans son engagement en faveur du développement durable, engagement exprimé à travers le programme Vinyl 2010. Depuis l’an 2000, date de lancement de cette initiative, presqu’un demi-million de tonnes de PVC post-consommation non régulé auront été recyclés grâce au système Recovynil Sur l’année dernière uniquement, un total de 194 950 tonnes de composants de tuyaux, de profilés de fenêtres, de revêtements de sol ou de toiture ont été récupérés grâce aux contributions des membres de Vinyl 2010.

Le président de Vinyl 2010, Ashley Reed, est satisfait du changement apporté par l’initiative : « Les membres de Vinyl 2010 ont montré encore et encore que le PVC est un secteur de pointe quand il s’agit d’exprimer de la créativité et de l’engagement dans les responsabilités environnementales. Au cours de la dernière décennie, tous les maillons de la chaîne de distribution ont prouvé qu’ils pouvaient travailler ensemble pour atteindre des objectifs extrêmement ambitieux, et en conséquence la réputation de cette industrie a pu évoluer considérablement de façon positive. »

Engagement volontaire

Beaucoup de travail a été accompli ces dernières années, mais il reste bien des défis à relever. « Vinyl 2010 est parti d’un point de vue défensif, se tournant vers les politiciens pour faire changer la perception de l’industrie. Nous avons réussi dans ce domaine, et notre industrie est maintenant considérée avec sérieux. Notre objectif est d’adapter le PVC à une perspective de développement durable. Notre secteur n’a pas de honte à avoir car nous livrons des produits qui contribuent grandement à une société durable dans son ensemble », a déclaré Henk ten Hove, membre du conseil d’administration de Vinyl 2010 et vice-président de groupe de Wavin B.V.

Dans ce sens, le programme volontaire Vinyl 2010 est une initiative mondiale unique, impliquant à la fois les éléments amont et aval de la chaîne de distribution, depuis les fournisseurs de matériaux bruts jusqu’aux fabricants d’additifs et aux transformateurs qui fabriquent et distribuent les produits. Ces secteurs sont représentés par les associations partenaires de Vinyl 2010 : l’ESPA (Association européenne des producteurs de stabilisants), l’ECPI (Conseil européen des plastifiants et intermédiaires) , l’ECVM (Conseil européen des fabricants de vinyle) et l’EuPC (Association des transformateurs européens de plastiques).

« L’industrie du vinyle peut être fière d’avoir pris l’initiative de répondre à une demande sociétale pour un futur plus écologique par l’organisation d’un engagement volontaire, sans attendre la pression des gouvernements des pays ou des législateurs européens. En terme de gestion des produits en fin de vie et de développement de technologies innovantes, plus écologiques, l’industrie du PVC désire avoir une approche proactive et ouverte visant à satisfaire l’accroissement de la demande de la société tout en trouvant des solutions pour réduire son empreinte environnementale », explique Michael Kundel, membre du conseil d’administration de Vinyl 2010 et membre exécutif du conseil d’administration, responsable des Ventes et du Marketing pour Renolit AG.

La valeur ajoutée du recyclage

Le recyclage n’est pas seulement bon pour l’environnement. Il peut aussi aider les entreprises à se différentier sur le marché. D’un côté, les citoyens demandent de plus en plus à l’industrie d’assumer sa part de responsabilité sur la fin de vie des produits. De l’autre, les personnes en charge des décisions d’achat doivent aussi opérer dans le cadre de politiques strictes de développement écologique et durable. Être en mesure de proposer un produit s’inscrivant dans une logique écologique fera sans aucun doute la différence entre un acte de vente ou pas.

Comme l’explique David Clark, membre du conseil d’administration de Vinyl 2010 et directeur général de Tarkett Ltd., « Je suis ravi de travailler pour une industrie qui se confronte à ces questions fondamentales. Depuis que Tarkett a rejoint Vinyl 2010, nous éprouvons ce sentiment formidable d’être en mesure de répondre aux questionnements de nos clients sur les conséquences écologiques de nos produits et de nos technologies. L’industrie a montré sa détermination à faire de la prise en charge environnementale l’un de ses objectifs clés, et nous en ressentons maintenant les retombées positives. »

Pour comprendre l’influence que les facteurs environnementaux ont sur la sélection d’un fournisseur, le Conseil européen des fabricants de vinyle (ECVM) a dirigé une étude en 2008 sur dix pays européens. Les résultats ont montré que près de la moitié des personnes interrogées, autorités locales, organismes de santé, organisations de construction ou de distribution au détail, prennent systématiquement en considération les critères environnementaux. Plus encore, 18% des acheteurs ont indiqué que le critère écologique avait une influence cruciale sur leur décision.

Toujours selon cette étude, les facteurs suivants sont les plus susceptibles d’influencer les décisions d’achat : l’utilisation et la vente de produits écologiques, la réduction des déchets et le recyclage. « Les sociétés partenaires de Vinyl 2010 sont clairement en avance sur leurs concurrents quand il s’agit de faire preuve de leur engagement envers une gestion responsable de la fin de vie des produits PVC. Participer à cette initiative démontre une nette implication par rapport aux responsabilités sociales d’une entreprise, ce que les clients apprécient de plus en plus », explique le directeur général d’EuPC, Alexandre Dangis.

L’industrie européenne du PVC a fait une avancée significative en faveur du développement durable
Renforcer la cible et l’impact de l’initiative

Afin de créer une industrie pérenne pour le recyclage des produits PVC de post-consommation, Vinyl 2010 a mis en place un organisme appelé « Recovinyl » en 2005. Par cet intermédiaire, des incitations financières sont accordées aux industries de traitement des déchets dans toute l’Europe pour aider à la collecte, à la séparation et au traitement du PVC provenant de filières de déchets qui ne tombent pas sous le coup de la législation européenne (tels que les emballages, les véhicules en fin de vie ou les déchets électriques.) Ces primes ont aidé à compenser les coûts de mise en place du recyclage des produits PVC et à établir une relation entre fournisseurs et acheteurs de produits recyclés. Le PVC est un excellent produit pour le recyclage et l’idée consiste à créer un flot régulier et sûr de matériaux recyclés qui permettront à cette filière de se maintenir financièrement et de pouvoir croître pour devenir commercialement viable à long terme.

En 2007, Vinyl 2010 a créé la Fondation Vinyle, une association à but non lucratif dont l’objectif est de coordonner la collecte des contributions des transformateurs de PVC.. La Fondation Vinyle fournit un système de « boîte noire » indépendant et confidentiel, grâce auquel KPMG Fiduciaire administre, pour l’industrie de transformation, un système de financement équitable capable de collecter des contributions de tous les transformateurs de PVC, y compris de ceux qui ne sont pas représentés dans les associations membres de Vinyl 2010.

Promouvoir le débat.

L’engagement de l’industrie du PVC pour le développement durable va bien au-delà de simples améliorations de technologies, de processus et de recyclage. L’éducation et le dialogue sont deux piliers essentiels du programme. Des initiatives comme le Concours annuel Vinyl 2010, lancé en 2007, ont été mises en place pour promouvoir le dialogue autour des thèmes du développement durable. En partenariat avec des ONG, des associations d’étudiants, des médias et d’autres parties concernées, Vinyl 2010 a encouragé les jeunes du monde entier à s’engager dans un échange d’opinions sur les grands problèmes qui se posent à l’humanité aujourd’hui. Selon Nadine Gouzée, présidente du jury du Concours et responsable du groupe de travail sur le développement durable pour le Bureau Fédéral de Planning de la Belgique, « Les jeunes sont très préoccupés par le futur commun de la société et ils réfléchissent de manière critique à des solutions viables, remettant en question celles qui ont été fournies par les générations antérieures. »

Vinyl 2010 a parcouru un long chemin depuis son lancement il y a presque dix ans. Une compréhension mutuelle entre la société et l’industrie était nécessaire pour permettre d’aller de l’avant. Le partage des responsabilités tout au long de la durée de vie d’un matériau est essentiel pour tous les secteurs de l’industrie. Dans cette optique, et sans doute parce qu’elle était auparavant la cible de nombreuses critiques environnementales, l’industrie du PVC a été particulièrement progressiste dans son approche, et l’initiative Vinyl 2010 a été reconnue, et est maintenant imitée, comme un modèle d’engagement industriel volontaire à l’échelle planétaire.

Mercredi 24 Février 2010
BK





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