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Le premier centre européen sur les nanotechnologiesLa France se dote d'un outil unique en Europe sur les technologies de l'infiniment petit avec l'inauguration ce vendredi de Minatec, un centre mariant recherche, enseignement, développement industriel des micro et nanotechnologies à Grenoble
Minatec, consacré aux micro (un millième de mètre) et nanotechnologies (un milliardième de mètre), est aussi exceptionnel par son financement, majoritairement local.
Quatre collectivités territoriales dirigées par des socialistes ont versé près de la moitié de l'investissement de 170 millions d'euros : le conseil général, plus gros contributeur avec 38,50 millions d'euros et qui est aussi maître d'oeuvre du projet, la région Rhône-Alpes avec 23,47 millions d'euros, la communauté de communes de l'agglomération grenobloise (Métro) et la ville de Grenoble (9,9 millions d'euros chacune). "L'installation de Minatec à Grenoble s'explique par le fait que c'est une ville avec une forte sensibilité pour la haute technologie. Il y a beaucoup d'ingénieurs, notamment le maire de Grenoble. Tout le monde se rencontre et les choses ont pu aller très vite", explique Jean-Charles Guibert, directeur de la recherche technologique au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) qui évalue à 600 ou 700 les créations d'emplois liées à la naissance de Minatec. Le CEA a apporté 32,32 millions d'euros, l'Etat 13,48 millions et les sociétés privées 42,52 millions, notamment par le biais d'emprunts. Le Leti (laboratoire d'électronique du CEA) forme l'épine dorsale de Minatec. Ses locaux et ses effectifs (passés de 600 chercheurs à 1.000 en cinq ans avec en plus 200 recrutements prévus d'ici à 2008) sont inclus dans Minatec. Situé entre la gare SNCF de Grenoble et le Synchrotron sur un site de 8 hectares, Minatec dispose de 45.000 m2, dont 11.000 m2 de salles blanches, et une possibilité d'extension de 50.000 m2 sur un terrain voisin. "Une partie des locaux sont loués à des entreprises qui payent pour mener des projets communs avec les laboratoires", explique Mme Fioraso. Tout est étudié pour que les chercheurs, étudiants, industriels, thésards se rencontrent autour des machines à café ou du restaurant du site et échangent leurs idées. "Les nanotechnologies, c'est plus de puissance, moins de matière utilisée, plus de portabilité et d'économie d'énergie", selon Bernard Barbier, directeur du Leti. "Si on veut que les industries traditionnelles se maintiennent en France, il faut mettre de la haute technologie dedans", ajoute Jean-Charles Guibert. "C'est parce que nous avions pris la décision de faire Minatec en Isère, que les dirigeants de Philip , Motorola et StMicroelectronics ont retenu notre département pour y implanter +l'Alliance+, à Crolles, où ils vont investir près de 3 milliards d'euros entre 2002 et 2007 avec, à terme, la création de 1.500 emplois directs, soit le plus gros investissement industriel réalisé en France ces dix dernières années", estime le président socialiste du conseil général de l'Isère. Vendredi 2 Juin 2006
IM
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