Lu chez notre confrère TerraEco : un réquisitoire écoloscientifique contre la patinoire

Dans son édition actuellement en kiosque ou téléchargeable sur le Net, TerraEco pourfend ces lieux de glisse, lieux d'exploits sportifs et de chutes mémorables au motif que la patinoire est un gouffre énergétique et une bombe à gaz à effet de serre.



Lu chez notre confrère TerraEco : un réquisitoire écoloscientifique contre la patinoire
Et plutôt que de la condamner et la reléguer aux oubliettes, l’auteur explore une piste pour le moins intéressante : « pour patiner vert, faut-il foncer sur la piste synthétique? »
C’est vrai : comme un frigo, une patinoire consomme de l'énergie.
C’est vrai aussi : sous nos latitudes, où les pistes à gadins ne se forment pas naturellement, leur groupe réfrigérant fonctionne à plein tubes, plus encore l’hiver est doux.
Or, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), la consommation électrique d'une patinoire varie entre 35 et 65 euros par m² de glace et par an et cela représente «20 % à 25 % de son coût global de fonctionnement» !

Pour Christine Casanova de CDLD, une société qui distribue en France Ecogliss, « la patinoire qui ne laisse pas de glace », voilà une solution qui met un terme aux consommations électriques et aux fuites de fluides frigorigènes polluants grâce à une piste en polyéthylène haute densité (PEHD), une piste synthétique donc mais qui pourrait bien être pourtant une solution écolo à la glisse. Pourquoi ? Parce qu’en plus, « le PEHD est 100 % recyclable ». De plus, l’exploitation de telles pistes synthétiques durerait au minimum une vingtaine d’années pour ensuite envoyer ces dalles promises au broyage et donc à une deuxième vie par exemple sous la forme de bacs à ordures.
Apparues vers l’an 2000, les pistes synthétiques n’nt réellement décollé que depuis l'an passé et connaissent maintenant un vrai succès, en particulier pour ce qui est des patinoires éphémères des centre- ville.
D’ailleurs, en 2008, le Syndicat national des patinoires (SNP) en dénombrait 37 contre 186 patinoires classiques. La hic pour l’instant reste technique car il manque à la patinoire synthétique un élément essentiel : le froid ! Pour les uns, c’est un passage obligé, pour les autres, des patins spéciaux peuvent faire l’affaire et se substituer aux patins classiques et d’ailleurs les concepteurs d'Ecogliss ont imaginé des patins spéciaux : les 3S.
Bref, les pistes synthétiques ne remplaceront jamais les patinoires de glace. Mais la brèche est ouverte.
Pour davantage d’informations : http://www.terra-economica.info/La-patinoire,8077.html

Vendredi 22 Janvier 2010
BK





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