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Nouvelle étape dans la mise en place de l’affichage environnemental
Avec le coup d’envoi de l’expérimentation le 1er juillet prochain, l’affichage environnemental va devenir une réalité sur quelque 1 000 produits pour une durée d’un an. Engagement phare du Grenelle de l’Environnement, ce nouvel affichage informera le consommateur de l’impact écologique de ses achats pour le guider vers les produits les plus respectueux de l’environnement. L’appel à candidature a suscité une forte mobilisation puisque 230 entreprises se sont portées volontaires pour tester ce nouvel affichage. Parmi celle-ci 168 entreprises ont finalement été sélectionnées. De la PME artisanale aux champions mondiaux de la distribution, ces entreprises sont représentatives de secteurs d’activité très diversifiés (alimentaire, boisson, produits hygiène, habillement, équipements électriques, électroniques, mobilier, produits de construction…).
En matière d’affichage environnemental, différentes actions ont été initiées dont certaines ont déjà assez largement fait la preuve de leur efficacité en permettant de faire évoluer les offres des industriels vers des gammes de produits moins énergivores et moins émettrices de CO2 : - dès 1995, la mise en place de l’étiquette énergie a amélioré la performance énergétique des équipements électroménagers. 75 % des réfrigérateurs mis alors sur le marché se situaient dans le bas du classement entre G et D, alors qu’en 2010 90 % des ventes ont porté sur des appareils classés entre A et A++. Depuis le Grenelle de l’Environnement, cette action visant directement le consommateur s’est intensifiée, ainsi : - depuis 2007, une expérimentation d’affichage du contenu en équivalent CO2 des produits est soutenue par Casino, Leclerc, Alter éco… - depuis 2008, une étiquette CO2 est apposée sur les véhicules. Couplée à d’autres mesures incitatives comme le bonus-malus, elle a conduit à une baisse des émissions moyennes des voitures neuves achetées en France de 149 grammes de CO2 en 2007 à 130 grammes de CO2 en 2010. - depuis le 1er janvier 2011, la mention du classement énergétique (évaluation de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre) des bâtiments doit apparaître dans les annonces immobilières de vente ou de location. L’enjeu de cette nouvelle expérimentation est de passer aujourd’hui d’une approche monocritère essentiellement centrée sur la lutte contre le changement climatique (consommation d’énergie et émissions de CO2) à une approche multicritères. L’empreinte écologique est différente en fonction des produits, c’est pourquoi il est important d’intégrer des informations également concernant leur impact sur la biodiversité, les ressources naturelles (eau, biodiversité, matières premières non renouvelables…). Jeudi 10 Mars 2011
BK
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